L'expérience de l'Unité (une expérience personnelle).



Image: Jospeh Eagle

J’aimerais vous parler d’une réalisation et d’une expérience que j’ai faite il y a quelques mois. Le chemin spirituel est une progression sans fin vers l’inconnu, dans cet inconnu tout ce que l’on trouve c’est plus de soi-même, notre conscience s’expand, s’affinant de plus en plus.

Souvent quand on parle d’Unité, que Tout est Un et que le Un est le Tout, nous acceptons ce concept, nous l’intégrons comme une vérité. Aujourd’hui même la science prouve l’existence de cette Unité, grâce à la physique quantique (voir les travaux des physiciens John Hagelin, Nassim Haramein…). Un atome contient en lui la masse entière de l’Univers….

Pourtant même si nous savons à un niveau mental que nous sommes tous UN, nous continuons à nous comporter la plupart du temps comme si nous étions séparés les uns des autres. Nous avons beaucoup plus de sympathie pour les gens qui abondent dans notre sens, et beaucoup moins pour ceux qui apportent une contradiction. Nous sommes UN quand nous sommes en présence de gens qui nous inspirent de la sympathie, mais dès que l’on est confronté à une personne qui nous inspire de l’antipathie, qui se comporte mal avec nous, qui nous parle mal ou nous fait du mal, tout d’un coup nous nous laissons emporter de nouveau par l’illusion de la séparation. Nous nous fermons complètement à cette personne ou nous nous énervons contre elle. Et souvent nous nous mettons en colère et nous le prenons personnellement : « Comment ça se fait que cette personne me fait cela à MOI ? Pourquoi MOI et pas mon voisin ? T’as vu ce qu’il m’a fait ce *****?».

Ou alors on tombe dans la victimisation et l’auto-culpabilisation: « Si j’ai attiré ça c’est que je le mérite. Quelque chose cloche avec moi, je dois être une mauvaise personne. J’ai la poisse… ». Ceci est particulièrement présent dans les milieux spirituels, et cela devient presque une sorte d’évitement spirituel. Au nom de l’Unité, « je m’ouvre à toi et je t’envoie de l’amour (mais tant que tu es gentil et sympa avec moi) », « si tu me trahis ou si tu me fais du mal, je te supprimerai de ma liste d’amis», ou « je te pardonnerai et je répéterai trois fois l’ho’oponopono mais au fond de moi je sais que je n’oublierai pas… ». Dès qu’une personne déclenche en nous une émotion négative, nous nous laissons avoir et nous retombons dans l’illusion de la séparation.

Il y a quelques mois (fin janvier) j’ai vécu une expérience et une réalisation qui a changé ma vie. En faisant mon troisième nettoyage du foie (la méthode d’Andreas Moritz), j’ai vécu une crise pendant 3 jours où de nombreuses émotions sont remontées à la surface, de vieilles émotions bien ancrées en moi (le foie est associé à la colère). Alors que les deux premiers nettoyages se sont très bien passés, j’étais assez malade cette fois-ci. J’ai réprimé ma colère pendant 28 ans, à cause de ça je souffrais d’une sinusite chronique, l’expression : « la moutarde me monte au nez » est tellement parlante ! Depuis quatre ans ces émotions de colère sortent par couches, c’est le propre du processus de guérison.

Pendant le nettoyage, j’ai fait un cauchemar où j’étais à l’hôpital et je venais d’accoucher d’un bébé. Dans la chambre d’hôpital, le médecin me regardait en hochant la tête, quelque chose n’allait pas... Il s'est dirigé vers moi pour me dire que mon bébé était gravement malade et qu'il allait mourir le jour même. J’ai ressenti une immense douleur et beaucoup d’impuissance de voir cette part de moi mourir sous mes yeux, à peine sorti de mes entrailles. Mon père était la seule autre personne présente dans la pièce mais ne me regardait même pas. Il s’est dirigé vers le médecin pour lui demander une ordonnance pour lui, sans se soucier de ma souffrance. Alors je me suis dirigé vers lui, j’ai commencé à lui crier dessus et à déverser toute ma colère sur lui. Je me suis réveillée en pleurant avec cette souffrance au fond de moi, c’était des émotions liées à la perte, à l’impuissance et le fait d’être invisible et inconsidérée. C’était très douloureux même si je savais que j’étais en train de nettoyer quelque chose de profond. J’avais de nouveau envie de mourir, et effectivement une partie de moi était en train mourir…(c’est souvent le cas quand on vit des petites morts de l’égo).

J’ai pris ma voiture et je suis allée me poser dans un endroit que j’aime particulièrement, pas loin du mont Bugarach, où se trouve un portail très puissant. J’ai imploré les esprits gardiens de cet endroit de m’aider à guérir, je suis restée assise là dans le froid hivernal contre une falaise, pendant qu’ils me berçaient dans leur lumière pendant plus d’une heure.

En revenant à la maison, je savais que c’était fini. Le soir venu je me suis posée dans le canapé dans un état méditatif. Et là tout est venu à moi en un flash. J’ai vu la réalité dans laquelle je me suis enfermée depuis mon enfance. J’ai pris conscience que suite à plusieurs évènements traumatiques dans mon enfance (tous d’ordre émotionnel), je m’étais construite un monde où tout le monde était contre moi. Un monde où tout ce que je faisais, disais, pensais, ou exprimais serait utilisé contre moi (tout cela était à un niveau inconscient). J’ai vu les barreaux de ma propre prison. J’avais la croyance de ne pas être aimable et que donc je ne pouvais qu’être une mauvaise personne et que par conséquent le monde extérieur était une menace. Etant une enfant et une adulte hypersensible, mon égo avait construit cette prison pour me protéger, l’égo ne voit le monde qu’à travers les yeux de la séparation.

Il a toujours été facile pour moi de me sentir ne faire qu’UN avec la nature et les animaux mais cela était bien plus difficile avec les êtres humains. A cause de cela, à un moment donné dans mon enfance j’ai commencé à m’éteindre complètement, ma flamme créative s’est étouffée, je vivais à côté de ma vie la regardant passée. J’ai perçu le filtre par lequel j’observais le monde et la société autour de moi, j’ai perçu le sens que mon mental lui attribuait et l’aliénation qui en découlait. Suite à ces prises de conscience, j'ai vu les barreaux de ma prison tomber et je me suis retrouvée dans un état de plénitude totale, mon cœur s’est ouvert comme un tournesol face au soleil. Je me suis vue à travers les yeux de toutes les personnes que j’ai croisées dans ma vie et je les intégrées comme étant moi, complètement. Je les ai aimées une à une comme j’arrive enfin à m’aimer aujourd’hui. J’ai ressenti cet Amour Divin qui est UN. J’ai vu et ressenti que notre réalité n’est qu’un hall de miroirs holographiques réfléchissant implacablement ce que nous sommes à l’intérieur. J’ai compris à quel point toutes les personnes que je croyais être contre moi ou qui m’ont fait du mal étaient simplement là pour me montrer à quel point J’ÉTAIS contre moi.

Alors j’ai compris que tout ce qu’il me restait à faire, c’était d’aimer les personnes qui déclenchent des émotions négatives en moi plus que tout, car ce ne sont là que des parts de moi-même abandonnées qui implorent et n’attendent que de recevoir de l’Amour. Une paix profonde s’est installée dans mon cœur, j’étais de retour à la maison.

Auparavant j’avais déjà eu des expériences mystiques d’Unité en prenant des plantes psychédéliques, je pense notamment à ma première prise de champignons avec mon frère qui fut mémorable. Ce sont des enseignants formidables qui nous montrent le chemin. Mais cette fois-ci le processus s’est fait organiquement et la différence que je ressens, c’est que quelque chose de bien plus profond et durable s’est ancré en moi. C’est impossible d’être dans un état d’amour inconditionnel et de plénitude en permanence tant que l’on est incarné, mais la conscience vigilante est désormais là en permanence, même s’il y a encore quelques allers-retours à travers le voile de l’illusion. Plus la conscience s’expand, plus les moments d’inconscience se réduisent, plus nous devenons présents.

La réalité que l’on perçoit est en fait autocentrée, puisqu’ultimement nous n’interagissons qu’avec nous-mêmes, car il n’y a qu’une seule conscience dans l’Univers, celle de la Source. Ce que j’ai vu aussi lors de cette expérience, c’est que comme nous avons tous la même conscience mais un point de perspective unique sur le monde, nous expérimentons tous des versions uniques de la réalité, dans des univers parallèles différents. J’aurais l’occasion d’expliquer cela en détail une autre fois, mais en gros ça veut dire que la version de moi que vous expérimentez n’est pas forcément la version de moi que votre voisin expérimente. De la même manière vous n’expérimentez pas la même version de votre voisin que lui expérimente de vous. Tout dépend de la vibration dans laquelle on est, des pensées que nous émettons, de notre état émotionnel qui sera reflété à l’extérieur par la Loi d’attraction. L’autre c’est moi. Tout ce que je déteste en l’autre c’est ce que je ne veux pas voir en moi, tout ce que l’autre me fait ou me dit c’est moi-même qui me le fais et me le dis. Il n’y a AUCUNE exception à la règle.

JE SUIS UN. JE SUIS. I AM THAT I AM.

Ce qui veut dire que nous avons d’abord intérêt à apprendre à nous aimer NOUS si nous voulons que les autres nous aiment, mais aussi qu’en aimant les autres et en faisant le bien c’est nous que nous aimons également. Tout ce que nous faisons aux autres nous le faisons à nous-mêmes, voilà une des lois du karma. C’est une chose de le savoir en théorie, ça en est une autre de le ressentir au fond son cœur par l’expérience de l’Unité. Car notre mental a vite fait de récupérer cette vérité et de l’appliquer à sa sauce : « Oui nous sommes Un et je t’aime et je t’accepte (tant que tu es gentil avec moi)...Mais si tu me trahis, je t’explose !…Amour et Lumière ».

La réalité de nos vies est en fait un point de perspective unique et différent qui contribue au Tout et à l’infinité de perspectives qu’il contient. Quand nous nous incarnons, c’est comme si nous entrons dans une salle de cinéma unique où nous sommes le seul spectateur. Nous sommes à la fois le spectateur, l’auteur du script, le metteur en scène et l’acteur principal de nos vies, les autres acteurs sont le reflet de l’acteur principal, seulement ils portent des masques différents. En ce sens nous avons la possibilité et le choix d’altérer le film comme nous en avons envie, d’enlever certains filtres sur la caméra qui obscurcissent le scénario, de lui attribuer le sens que l’on a envie. Nous avons le pouvoir de changer complètement notre vie.

Alors quel scénario avez-vous envie d’écrire et quel rôle avez-vous envie de jouer aujourd’hui ?

Sat Nam

Si vous souhaitez reprendre cet article, merci de le recopier dans son intégralité avec les images en citant la source.

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