Comment traverser le deuil et le sentiment de perte?



Quelques petites choses avant de commencer.

J’aimerais remercier très sincèrement les participants des deux groupes lors des stages « Voyage vers soi en Terre Sacrées », nous avons passé des moments extraordinaires de partage, de guérison et de reconnexion avec vous. Nous avons été ravies de constater que ces stages sont des rendez-vous, des retrouvailles d'âmes qui se rencontrent pour vivre ensemble ces transformations.

Les prochaines dates de stage arrivent bientôt! : http://www.nature-angels.net

On me demande aussi souvent comment me remercier pour tout ce travail que je mets à disposition gratuitement via mes articles ou vidéos, si vous aimez mon travail et aimeriez y contribuer vous pouvez bien-sûr faire une donation via Paypal:

https://www.paypal.me/gabrielleisis

Et j’ai aussi un compte Tipeee où vous pouvez verser de l’argent mensuellement, ça commence 1 euro :

https://fr.tipeee.com/gabrielle-isis

Je rappelle que je ne monétise pas mes vidéos sur Youtube et que vous êtes ma seule source de revenus et je vous en remercie !

Je reçois aussi beaucoup de questions concernant la thérapie que je propose, notamment la « Thérapie émotionnelle intuitive » via mon site thérapie : http://www.suyipena.com

Sachez que mon prochain article/vidéo parlera de la guérison de l’enfant intérieur et des traumatismes émotionnels, de la fragmentation et de la dissociation, j’aurais donc l'occasion d'expliquer en détails mon travail en thérapie.

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Cette année 2018, nous avons tous été confrontés d’une manière ou d’une autre à un deuil à faire ou un sentiment de perte de quelque chose, les émotions engendrées par cela sont parmi les plus difficiles à traverser.

J’ai été absente ces derniers mois, car j’avais besoin de me retrouver seule et de passer par une période d’intériorisation car cette année 2018 ne m’a pas épargnée à ce sujet.

Cette année, avec Jupiter en Scorpion on a eu à faire face à la mort, à la fin de quelque chose. Etant Scorpion avec plusieurs planètes Scorpion, on peut dire qu’effectivement je me suis pris Jupiter en Scorpion en pleine face !

Mon année a commencée par la mort de mon père, une semaine après le Nouvel An, puis vers la fin de l’été, elle s’est fatalement dirigée vers la mort de ma relation de couple de sept ans. J’ai été confrontée à un des choix les plus difficiles de ma vie, c’est à dire de mettre un terme à cette relation.

Alors que je faisais le deuil de mon père cet hiver, j’ai eu à un moment donné une révélation. Ce qui me causait le plus de souffrance, c’est le fait que mon enfant intérieur, la petite fille en moi, portait en elle une grande culpabilité depuis toujours. La culpabilité de ne pas avoir pu sauver ou guérir son papa en souffrance. J’ai beaucoup pleuré suite à cette prise de conscience, et une partie de moi, de mon identité s’en est allée. J’ai réalisé que la relation dans laquelle j’étais, était bâtie sur ce schéma-là qui était en train de se dissiper. Mon aspect de « sauveuse/guérisseuse » lié à la dépendance affective.

Il y a eu beaucoup d’aller-retour, mais finalement la Vie a été claire : ton chemin avec cette personne est terminé, il y a une porte de sortie devant toi, prends-là et un autre chemin s’ouvrira pour toi. J’ai été bien-sûr complètement chamboulée, pendant sept ans je pensais que cette personne était le père de mes futurs enfants. Mais chacun évolue à son propre rythme, le moins qu’on puisse dire c’est que le mien est assez rapide. Et je ne peux pas forcer quelqu’un à évoluer plus vite qu’il n’est prêt à le faire. Et je ne pouvais pas non plus continuer à me restreindre, par rapport à ce qui m’attend maintenant. Aujourd’hui je remercie cette personne, d’avoir été le miroir parfait qui m’a permis de guérir tous mes schémas familiaux et je lui souhaite le meilleur.

La décision que j’ai prise de quitter cette relation, alors qu’il y avait là un certain confort, notamment matériel, je sais que l’ai prise aussi pour toutes les femmes de ma lignée qui n’ont pas eu le courage de quitter leur mari. Parce que ça ne se faisait pas, par peur du manque matériel ou à cause de la dépendance affective et donc peur de la solitude. Evidemment ceci concerne tout le monde. Combien de femmes n’osent pas quitter leur mari par peur de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins, par insécurité, à cause des enfants ?….Et bien-sûr combien d’hommes restent dans des relations où ils ne sont pas heureux juste par sécurité affective, par peur d’être seuls, parce qu’ils ont besoin d’une maman, ou à cause des enfants ?…et finissent par tromper leur femme au lieu de prendre la porte de sortie. Allons au-delà des fausses croyances, les enfants ne sont pas stupides, ils ressentent ce qu’il se passe. Quand ils ressentent leur parents malheureux ensemble, ils pensent que c’est de leur faute et culpabilisent. Rester dans une relation non épanouissante à cause des enfants est une absurdité !

Nous sommes vraiment inondés maintenant de vibrations très élevées qui descendent sur Terre, et tout ce qui n’est pas aligné avec notre plus haute vérité et notre destin le plus élevé s’éclipse. Que ce soit des âmes qui s’en vont, des relations sentimentales ou amicales qui se terminent, perte d’emploi ou de maison… Il nous faut accepter ce qui a besoin d’être retiré, être dans un état de résistance ne peut qu’être contre-productif et apporter plus de souffrances. Certes cela demande du courage, peut-être un certain renoncement, mais si on ne prend pas ces décisions, souvent c’est la Vie que les prend à notre place et parfois de manière brutale.

Alors comment traverser tout cela ?

Il y a évidemment plusieurs formes de deuil, mais la manière dont on le traverse est très similaire. Il y a d’abord le départ d’une âme vers la Lumière, quand on perd un être cher, notamment un enfant, un parent ou un ami cher, on est vraiment confronté à ce qui nous touche au plus profond de nous, ce lien d’âme avec la personne. J’ai eu la chance de pouvoir accompagner mon père jusque son dernier souffle avec ma famille, en le guidant vers la Lumière (je parlerai de la mort et de l’au-delà une autre fois). Je n’ai jamais considéré la mort comme quelque chose de négatif, puisque c’est une délivrance, mais pour ceux qui restent c’est parfois une autre paire de manches. Il est important d’avoir conscience que la mort physique n’est que physique, et que l’âme continue à vivre au delà de cette dimension puisqu’elle est éternelle. Et pour les non-croyants cette réalisation peut être très bénéfique et considérablement les aider pour leur deuil.

Quand on vit un deuil, il est très important de se laisser aller dans ses émotions : tristesse, chagrin, parfois colère due à l’incompréhension. Il peut s’en suivre aussi une vraie dépression. Dans notre société, on ne sait pas accueillir les émotions, parfois le réflexe de l’entourage va être de vouloir nous changer les idées : « Occupe-toi l’esprit ! »…C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire, plus on réprime un état émotionnel, plus on bloque l’opportunité de s’en libérer. C’est normal d’avoir du chagrin et il faut absolument respecter cela, même si ça passe par une phase de déprime. Il est difficile quand on est confronté à la mort d’un proche de ne pas penser à la personne, cela aussi est normal, son empreinte énergétique est encore là avec nous le temps qu’on fasse le deuil justement. Mais ce n’est pas forcément une bonne idée d’appeler l’âme du défunt ce qui le ferait revenir alors qu’il doit continuer son chemin dans les mondes spirituels. Sachez qu’une âme n’est jamais séparée de vous, elle est toujours là puisqu’il n’y a pas de temps ni d’espace pour elle. Un deuil dure généralement de plusieurs mois à plusieurs années, c’est très important de respecter le temps qui est nécessaire pour soi de vivre ce deuil et de progressivement revenir à une vie normale.

Quand on fait le deuil d’une relation, notamment une relation amoureuse, la séparation peut parfois être très violente, j’ai moi-même ressenti dans mon corps comme si on m’enlevait un membre. Plus la relation est longue, plus on met du temps à se réadapter. Les dynamiques qui sont présentes dans les relations, et bien-sûr l’amour que l’on ressent pour la personne viennent vraiment nous chercher dans la blessure de séparation ou d’abandon.

On projette dans notre relation amoureuse, la relation qu’on a eu avec ses parents et ce sentiment d’attachement qui se transforme en sentiment de perte, nous renvoie à la première fois que l’on a ressenti ce sentiment de perte étant enfant ou bébé. Quand on est petit, on est en fusion totale avec sa mère, mais souvent il y a un moment de déconnexion physique ou/et émotionnelle qui s’opère, un sentiment d’abandon et donc de perte qui s’ancre à ce moment-là. C’est ce que nous revisitons à l’âge adulte lorsque nous sommes confrontés à la mort de quelqu’un ou de quelque chose. Le départ d’une âme peut aussi être vécu comme un abandon.

Ce sentiment de perte peut aussi être vécu par rapport à un travail, où du jour au lendemain on nous montre la porte. Par rapport à une maison ou un lieu, par rapport à une situation et même par rapport à un schéma de comportement comme une addiction par exemple. Quand on soigne une addiction, le renoncement de ce à quoi on était addict peut être vécu comme une perte, puisque c’était notre béquille.

Quoiqu’on expérimente comme forme de deuil ou de sentiment de perte, il faut bien comprendre que quand la Vie nous arrache quelque chose, elle le fait pour notre plus grand bien. Traverser un deuil c’est d’abord une grande initiation, mais aussi une profonde guérison. Alors il est important de se traiter soi-même comme quelqu’un en convalescence lorsqu’on traverse un deuil, avec beaucoup de respect et de douceur.

J’ai été aussi violemment confrontée à une profonde réalité : nous sommes à 100% seuls dans notre vie. Il n’y a plus rien auquel on peut se raccrocher à l’extérieur, car ce que nous traversons est une expérience personnelle et unique et personne ne peut ressentir ce que l’on ressent à notre place. La sécurité et la résolution se trouvent en nous et non pas à l’extérieur. Je ne suis pas en train de dire qu’il faille s’isoler. Il est bien-sûr important d’être bien entouré et si possible de gens qui soient capables d’être réellement présents et dans l’accueil des émotions que l’on traverse. Mais au final un deuil se vit seul, de soi à soi, comme toutes les épreuves de la vie. Et savez-vous pourquoi nous sommes 100% seuls ? Eh bien, comment pourrait-il en être autrement dans un monde où il n’y a qu’une seule Conscience ? Une seule Conscience, mais des milliards de perspectives différentes et uniques.

Le mouvement de l’Univers est celui de la contraction et de l’expansion, il ne peut y avoir d’expansion sans contraction.

Jupiter nous parle d’expansion, Jupiter en Scorpion nous a poussé plutôt vers l’expansion via l'extrême contraction, nous faisant passer par des états intérieurs douloureux de deuil et de mort, mort d’un proche, mort d’une relation, d’un schéma, mort de l’ego....

L’expérience du deuil nous ramène donc à l’essentiel : l’alignement avec notre être, avec notre Source, unique canal de sécurité et de maîtrise. Alors une fois le deuil achevé, ne pleurons pas sur ce qui nous a été retiré, regardons les portes se fermer pour que d’autres puissent s’ouvrir, sur quelque chose de plus beau et de plus grand que notre esprit humain ne peut même pas encore imaginer.

Et Jupiter rentre à la maison en Sagittaire, nous passerons bientôt en phase d’expansion, les portes vont bientôt s’ouvrir maintenant pour ceux qui ont laissé partir ce qui devait s’envoler.

Gabrielle Isis

Sat Nam

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