L'importance de se reconnecter à nos émotions (et comment les accueillir).



Le mot émotion vient du latin motio qui veut dire mouvement. Le e pourrait être le e de énergie, on pourrait donc dire que c’est de l’énergie en mouvement.

Dans nos sociétés occidentales on a un réel problème avec les émotions, les émotions dérangent. On nous demande de ravaler nos émotions, de les réprimer. Ce n’est pas bien d’exprimer ses émotions en public et en société. Mais on ne se pose jamais la question de savoir en fait pourquoi c’est mal vu d’exprimer ses émotions ? Pourquoi pointe-t-on du doigt les gens qui expriment leurs émotions, pourquoi dit-on qu’ils sont « dramatiques » ou trop sensibles?

Si nous ressentons c’est pour une raison bien précise : Les émotions c’est ce qui nous rend humain, en fait elles sont la partie la plus importante de notre humanité. Nos émotions sont notre boussole intérieure et nos sociétés dites « évoluées » se sont malheureusement développées seulement sur la raison, sur le mental, en rejetant totalement les émotions, qui sont considérées comme inférieures. Et on s’étonne maintenant de voir tant de gens perdus dans leur vie… c’est parce qu’ils se sont coupés de leurs émotions ! Pourtant les émotions nous parlent constamment, elles imprègnent souvent une partie de notre corps, parfois le corps tout entier. Si on laisse son mental et son raisonnement prendre le contrôle de sa vie, on se coupe de notre Être véritable, de notre âme, car c'est elle qui s’exprime à travers nos émotions.

Les émotions nous montrent ce que nous aimons, ce que nous n’aimons pas, ce qui nous convient, ce qui ne nous convient pas, nos préférences. Qu’est-ce qui m’apporte de la joie ? Qu’est-ce qui pour moi provoque du dégoût ou de la répulsion ? Quelles sont mes passions dans la vie ? Pourquoi je me sens mal en présence de telle personne ou dans telle situation ? En laissant notre mental guider nos vies nous finissons par vivre une existence entièrement bâtie sur une illusion. L’illusion de vouloir croire que la vie est une équation à résoudre, ou une suite logique de raisonnements. Ce n’est pas que le raisonnement ne soit pas nécessaire, il nous sert à appréhender le monde concret et matériel, mais comment savoir ce qui est bon pour moi en suivant un raisonnement logique ? Ce n’est pas possible. Être à l’écoute de nos émotions permet d’être à l’écoute de notre Moi véritable. Se reconnecter avec nos émotions c’est un pas vers l’acceptation de soi et un pas vers la guérison.

Depuis le siècle des Lumières, on a placé le savoir, la connaissance et la science au centre de la société, on a placé la raison de l’homme au centre et comme seule vérité par opposition à l’illumination divine. Si on replace ce mouvement dans son contexte on constate qu’à cette époque l’Eglise et la religion prenait une place considérable et quasi totalitariste sur la société, et les Lumières ont permis de rétablir un juste équilibre entre obscurantisme religieux et science. Mais nous sommes trois siècles plus tard, et aujourd’hui notre société a totalement perdu sa part spirituelle, l’Homme s'est totalement coupé de sa part divine, au profit d’un système sociétal entièrement matérialiste. La science est devenue la nouvelle religion. En ce sens elle peut parfois être aussi dogmatique qu’une religion. Si on affirme un fait qu’elle ne peut pas prouver et qui n’entre pas dans son paradigme, elle se referme sur elle-même. La question extraterrestre en est un parfait exemple, on nous dit : « Mais on ne pas prouver scientifiquement qu’il est possible que des êtres venus d’ailleurs puissent venir jusqu’à nous ! ». Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas le prouver avec notre grille de lecture actuelle, que ce n’est pas possible…Il est crucial pour la science de maintenir une attitude d’ouverture si elle ne veut pas basculer dans le dogme.

Le fait qu’on ait placé la raison au centre de la vie de l’Homme, a eu comme effet de le couper en partie de son cœur et de ses émotions. Il est primordial aujourd’hui de se reconnecter à cette part de nous-mêmes si on veut se guérir et se reconnecter à qui nous sommes vraiment, c'est à dire des êtres multi-dimensionnels. Ceci est réalisé en accueillant et intégrant pleinement tous les aspects de nous-mêmes.

Il se trouve que même dans certains milieux spirituels aujourd'hui, on nous dit qu'il faudrait trouver le vide en soi et ne plus rien ressentir qui ne soit Paix et Amour. Cela aussi contribue à diaboliser toute forme d'émotion, si nous sommes aujourd'hui incarnés sur Terre c'est bien pour ressentir tout le spectre émotionnel humain. Et je lance au défit n'importe quel maître spirituel de ne plus ressentir aucune émotion. Cela n'est simplement pas possible tant que l'on est incarné. Ce qui change c'est le fait de les vivre en conscience, et non dans l'inconscience. Dans le Nouveau Testament, Jésus en entrant dans le Temple se met en colère, et chasse violemment les marchands du Temple avec une corde qui lui sert de fouet, ceci sera décrit comme la Sainte colère de Jésus.

Quand nous étions enfant, nos parents nous ont conditionnés à avoir honte de certaines de nos émotions et de les réprimer. Et cela se perpétue depuis des générations et des générations…Pourtant un enfant, par sa spontanéité, exprime naturellement ses émotions, il se laisse traverser par elles. Du point de vue de la Source, il n'existe pas d'émotion «positive» et d'émotion «négative», mais pour pouvoir expliquer mon propos je vais parler d'émotions positives et d'émotions négatives, car c'est comme cela que nous les ressentons. Sur l’échelle émotionnelle, les émotions positives ont une vibration proche de la Source : la joie, l’enthousiasme, le bonheur et l’amour. Les émotions négatives nous éloignent de la vibration de la Source : la tristesse, la colère, le désespoir, la peur, l’impuissance. Ces dernières ont bien évidemment un rôle important sur notre chemin d’évolution.


Quand un enfant exprime une émotion dite « négative », par exemple de la tristesse ou de la colère, on lui fait comprendre que ce n’est pas bien de ressentir et d’exprimer cela. Parfois même quand un enfant exprime de la joie et de l’enthousiasme on lui dit de se calmer et que ce n’est pas bien de s’agiter comme cela! Alors que se passe-t-il ?

Un enfant entre l’âge de 0 et 6 ans ne vit QUE à un niveau émotionnel car son esprit critique, son mental n’est pas encore formé, il commence à se former vers l’âge de 6-7 ans, on parle d’ailleurs de l’âge de raison. Il n’a donc pas la capacité de comprendre ses émotions, de leur donner du sens.

Comme ses parents représentent tout pour lui et qu’à ce jeune âge, il ne peut pas survivre sans l’amour de ses parents, il va tout faire pour se conformer à l’idée de ce que ses parents voudraient qu’il soit. Il va donc réprimer ce qui n’est pas acceptable pour les parents (et la société), ce qu’il réprime va s’imprimer profondément dans la partie inconsciente de son esprit. Imaginez toutes les colères, les frustrations, les tristesses, le sentiment d’impuissance…Tout cela va rester graver au niveau subconscient sous forme de traumas émotionnels. Et que se passe-t-il plus tard ? L’adulte va continuer à traîner avec lui toutes ses émotions emprisonnées à un niveau subconscient et aussi au niveau cellulaire dans son corps physique, puisque le flux des émotions a été bloqué. Voilà ce qui entraîne le mal-être chronique, la plupart des maladies physiques et mentales, voilà ce qui créé des êtres déséquilibrés, des criminels, des sociopathes dans notre société aujourd’hui. Et quand on sait que nos vies sont dirigées à 90% par notre subconscient on comprend mieux pourquoi on vit dans un monde qui marche sur la tête.

Si on voyage autour du monde, on constate que dans les sociétés dites traditionnelles ou indigènes, ces sociétés « sous-développées » comme on les appelle, développent très peu de maladies (à part celles ramenées directement ou indirectement par la civilisation occidentale), et qu’ils n’ont pas de criminalité. Pourquoi ? Simplement parce que qu’ils soient bébés, enfants ou vieillards ils expriment leurs émotions et ne les répriment pas. On peut voir un vieil homme taper du pied sur le sol pour exprimer sa colère comme un petit enfant. Il n’existe pas de diktat social de répression des émotions.

Cet état de fait concerne tout le monde que l’on soit homme ou femme, mais les hommes ont sans doute été encore plus conditionnés à réprimer leurs émotions, car les émotions sont considérées comme l’apanage des faibles et donc des femmes. « On ne pleure pas quand on est un petit garçon »… Il est bien plus facile de traiter les femmes d’hystériques quand on ne comprend pas que l’hystérie vient principalement d’un ou plusieurs traumas émotionnels inconscients qui ont tellement été réprimé, que la cocotte minute en constante ébullition finit par exploser!

La bonne nouvelle c’est qu’il n’est jamais trop tard pour se reconnecter à ses émotions, il n’est jamais trop tard pour aller débloquer dans l’inconscient les traumas émotionnels qui nous enferment dans des schémas répétitifs.

Je vais vous donner un exemple : un enfant s’est senti rejeté par l’un de ses parents pendant son enfance, il a ressenti ce rejet douloureusement, cela lui a provoqué un sentiment d’impuissance qu’il a voulu exprimer avec de la colère. Le parent en question se fâche contre l’enfant en colère et le punit en l’enfermant dans sa chambre, lui disant que tant qu’il exprimera cette colère l’enfant ne pourra pas en sortir. Qu’est-ce que l’enfant ressent à ce moment précis ? Exprimer son sentiment d’impuissance implique être encore plus rejeté par le parent, qui est lui-même à l’origine de cette émotion. Le voilà tout seul enfermé dans sa chambre avec ses souffrances et personne pour lui tenir la main et le rassurer par rapport au fait qu’il est quoiqu'il arrive inconditionnellement aimé. Il va donc apprendre à réprimer cette part de lui-même (l'expression de la colère) qui n'est pas acceptable aux yeux du parent. L'émotion réprimée ne va pas disparaître, au contraire, elle va rester bloquer dans le subconscient. A l’âge adulte et par effet de miroir (cf. la Loi d’attraction dont je parlerai bientôt), cette personne attirera à elle des relations qui la mettront dans des situations où elle se sentira rejetée. Cela recréera ce sentiment d’impuissance qu’elle exprimera sans doute de nouveau par la colère, ce qui entraînera un rejet encore plus grand de la part des autres. Cette personne pourrait finir par se sentir isolée et désespérée et pourrait même finir par penser à se suicider…

Ce genre de schéma continue de se répéter tant que l’on n’a pas traité la cause et l’origine du trauma émotionnel. Quand l’émotion est libérée du subconscient, qu’elle arrive à la lumière de la conscience, s’en suit la compréhension et la libération du schéma.

Commençons déjà par nous donner l’autorisation de ressentir pleinement nos émotions, même si elles sont parfois pénibles. Nous avons tellement l’habitude de fuir nos émotions, elles nous font peur! Nous les fuyons constamment en nous distrayant en regardant un film ou des séries, en nous tuant à la tâche, en sortant boire dans les bars, en prenant des drogues, en fumant une cigarette, en surfant de nombreuses heures sur la toile…

Quand on ressent une émotion qui nous dérange, au lieu de la fuir, prenons simplement un instant pour nous arrêter, et nous mettre dans une sorte de méditation émotionnelle. Commencer par respirer profondément en étant présent à l’émotion, la laisser circuler dans tout notre corps. Se demander dans quelle partie de son corps on la ressent ? Quelle est cette émotion? (par exemple : de la tristesse, du désespoir, de l’irritation…). Simplement s’autoriser le fait d’être présent à cette émotion, et de se dire : « c’est ok que je ressente cela et je l’accueille totalement », il n’y rien d’anormal avec nous, nous ressentons c’est tout. Essayons d’être dans un état de non jugement par rapport à l’émotion, cela va déjà contribuer à lâcher nos résistances face à l’émotion (résistances qui sont parfois encore plus pénibles que l’émotion elle-même). Rien qu’en faisant ce processus en respirant profondément, l’émotion va commencer progressivement à s’apaiser voire à se dissiper, car enfin on lui laisse l’espace de s’exprimer et de s’écouler au lieu de l’étouffer. Traitons simplement nos émotions négatives comme un petit enfant qui a besoin d’attention et d’amour, car au fond c'est ce qu'elles sont.

Les émotions sont magnifiques, elles sont notre moteur d’avancement et de transformation, les ignorer revient à s’ignorer, les rejeter revient à se rejeter soi-même. Nous vivons actuellement à l'Âge de pierre des émotions, d'ici quelques années, lorsque nous regarderons en arrière et que nous verrons comment nous avons traité nos émotions et celles de nos enfants, nous comprendrons à quel point c'était archaïque. Les émotions sont notre vérité, ce sont elles qui nous permettent d’emmagasiner tous les souvenirs, elles donnent forme tangible à nos pensées, elles nous permettent de créer, elles nous poussent à accomplir de grandes choses, et surtout elles nous permettent d’AIMER. Alors AIMONS-les et apprenons à nous AIMER tels que nous sommes et dans notre totalité.

Sat Nam.

Gabrielle Isis

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