Guérison de l’enfant intérieur : un chemin vers l’amour de soi. (Traumas, blessures, dissociation)



Cela fait maintenant environ 3 ans et demi que j’ai commencé ce blog et je n’ai pas encore eu l’occasion de vraiment aborder le thème de la guérison de l’enfant intérieur. C’est pourtant un des piliers principaux de mon travail en tant que thérapeute et en tant que guide. Mais tout est toujours une question de timing divin et donc voici venu le moment d’en parler. Je vais vous expliquer comment je suis arrivée à mieux comprendre ce qu’est la guérison de l’enfant intérieur à travers mon expérience personnelle, ce qui m’a ensuite menée à mettre au point mon propre protocole thérapeutique. Et pourquoi c’est si important aujourd’hui d’aborder cette question en ces temps d’Ascension planétaire.

Lorsque j’ai été formée à l’hypnose il y a environ 8 ans, j’ai eu la preuve en faisant des régressions d’âge que la plupart de nos problèmes à l’âge adulte, qu’ils soient physiques, mentaux ou émotionnels trouvent leur origine dans notre enfance. Tous les souvenirs d’enfance sont profondément ancrés dans notre être et nous les portons avec nous parfois sans avoir conscience. Tous les traumatismes et abus subis pendant l’enfance sont stockés en mémoire dans notre subconscient.

Il y a plusieurs types de traumatismes : les traumatismes physiques, psychologiques et émotionnels. Il ne faut pas avoir grandi dans une famille violente ou avoir fait la guerre pour avoir des traumatismes, absolument tout le monde a ce qu’on appelle du stress post-traumatique, quelque soit le milieu dans lequel on a grandi. Peu importe la nature des traumatismes subis, ils tombent tous dans la catégorie des traumatismes émotionnels.

Pourquoi ?

Un enfant entre l’âge de 0 et 7ans, ne vit QUE un niveau émotionnel, il n’a donc pas la capacité de comprendre et de donner du sens à ce qu’il vit puisque son esprit rationnel ne se forme qu’à partir d’environ 7 ans, d’où le terme « âge de raison ». Cela veut dire que sa perception du monde passe par ses émotions.

On vit dans une société qui ne sait pas comment traiter les émotions, qui rejette parfois les émotions, surtout quand elles sont négatives. Lorsque les émotions d’un enfant sont mises à l’épreuve, lorsqu’elles ne sont pas accueillies et reconnus par les parents, lorsqu’elles sont rejetées, l’enfant apprend à bloquer et refouler l’émotion. Mais l’émotion ne disparaît pas, elle reste coincée dans son corps émotionnel, son subconscient, sous forme de trauma.

Si l’émotion n’est pas validée ou reflétée par le parent, l’enfant pense que son émotion n’est pas « normale », qu’il doit avoir un problème. Cela génère un énorme sentiment d’isolation par rapport au monde extérieur : « Ce que je ressens ne trouve pas de résonance positive dans mon environnement, il doit y avoir quelque chose qui cloche avec moi ».

Parfois le traumatisme vient non pas de choses qui ont été faites, mais de choses qui n’ont pas été faites ou offertes. On appelle ça la négligence émotionnelle et cela peut être aussi violent et traumatique que de la violence visible qui a été assénée (j’aborderai ce sujet plus en détails une autre fois).

On peut bien voir que cette accumulation de traumas refoulés finit par créer une partie de notre identité qui est complètement refoulée et fragmentée.

Un traumatisme créé une véritable fracture dans l’être. Quand un enfant vit un traumatisme, il apprend à développer un mécanisme de survie qu’on appelle « dissociation ». Il y a une partie de lui qui se dissocie littéralement de son corps pour ne pas ressentir la violence du trauma. On pense souvent que dissociation veut dire sortie du corps, ce n’est pas toujours le cas. La dissociation avec sortie de corps pourrait être appelée « décorporation ». Elle a lieu quand un enfant vit un traumatisme physique et émotionnel très important, comme de la violence extrême ou évidemment des abus sexuels. Mais dans la plupart des cas, quand il y a dissociation c’est comme si l’enfant se désensibilisait de la scène qu’il est en train de vivre, et donc une partie de sa conscience est ailleurs. Il est là sans être là.

Nous avons tous appris à nous dissocier étant enfant, car c’était parfois notre seul moyen de pouvoir gérer les situations difficiles. Quand on s’est beaucoup dissocié, on arrive à l’âge adulte avec le sentiment d’être toujours à côté de ses pompes, à côté de sa vie, pas vraiment là, pas ancré, ou toujours a laissé son esprit s’échapper ailleurs (tempérament du rêveur). Si on ne se sent pas présent c’est parce que concrètement il y a des parties de soi, des fragments de soi qui sont bloqués dans le passé. A chaque fois qu’on se fragmente, il y a une partie de notre être qui est concrètement à l’arrêt à l’instant T où on a vécu le trauma, et ce trauma tourne en boucle comme un disque rayé. C’est pourquoi on va répéter les mêmes choses, attirer tout le temps les mêmes schémas, le même genre de personne. On peut imaginer que nous sommes comme éparpillés en plusieurs morceaux. Depuis la nuit des temps les chamanes pratiquent le recouvrement d’âme, ils vont aller chercher ces fragments d’âmes pour les réintégrer dans la personne.

Quand il y a trauma et dissociation, notre identité se forme autour du trauma vécu et ainsi se forme notre ego et de nombreux alter egos, des personnalités multiples qui se créent. Ce qui explique pourquoi nous sommes en tant qu’êtres humains, au-delà de notre multi-dimensionnalité, multiples.

Il y a quelques années j’ai traversé des moments difficiles dans ma vie, des gros moments de crise de guérison. J’ai été violemment confrontée à des traumas et blessures qui ont refait surface. Ces traumas et blessures sont la plupart du temps déclenchés par des facteurs extérieurs, et souvent quand ils refont surface c’est très violent, c’est comme si on revivait le traumatisme subi. J’ai déjà parlé un peu de mon parcours dans ma vidéo « Enorme shift » que vous trouverez ici si vous souhaitez la regarder, je ne vais donc pas me répéter.

Quand certains traumas ont refait surface j’ai d’abord fait ce que tout le monde fait, c’est à dire projeter vers l’extérieur. Mais petit à petit je me suis retrouvée vraiment seule, personne pour me tenir la main. J’ai essayé de trouver une guidance extérieure mais cela ne m’a menée que vers la déception. La vie m’a volontairement mise en face de moi-même pour faire ce travail seule, face à moi-même. J’ai donc commencé à revenir vers l’intérieur, à plonger profondément en moi, à méditer avec ce que je ressentais, en étant totalement présente à l’émotion même si c’était parfois intense. En me relaxant, en me laissant descendre dans l’émotion au lieu de la résister, j’ai commencé à faire des régressions spontanées à l’âge où le trauma/la blessure s’était ancré. La première fois c’était par rapport à ma blessure de rejet, je me suis retrouvée dans le corps du fœtus dans le ventre de ma mère. C’était la première fois que je faisais une régression seule sans être accompagnée. Mes parents voulaient un garçon, quand ils ont appris que j’étais une fille, ils étaient déçus. A ce moment-là, j’ai ressenti une immense tristesse, je voulais disparaître, je voulais mourir, ne plus être là et j’avais à peine quelques semaines. Alors j’ai commencé à m’occuper de ce fœtus, à l’envelopper, à le rassurer, à l’aimer. Et ainsi j’ai commencé à découvrir que je pouvais développer une vraie relation d’amour avec cette partie de moi.

On nous dit souvent qu’il faut s’aimer, qu’il faut apprendre à s’aimer, oui c’est sans aucun doute une part essentielle de notre cheminement. Tout le monde le comprend en théorie mais personne ne sait concrètement comme s’y prendre en pratique. En vivant ce processus, j’ai régressé à de nombreux épisodes de ma vie, et ça été parfois très difficile émotionnellement, car pour réintégrer les parties de soi coincées dans le passé, on doit réintégrer l’émotion dans son corps.

Ce qui m’a aidé c’est de développer une réelle relation et complicité avec mon enfant intérieur et toutes les parties blessées de mon enfant intérieur. Alors progressivement j’ai commencé à me sentir rassurée et j’ai commencé à apprendre à m’aimer en aimant toutes les parties de moi qui en avait le plus besoin. Je suis passée de quelqu’un qui se sentait et se voyait comme une vieille merde, à quelqu’un avec une estime de soi plus que convenable. Si bien que progressivement j’ai commencé à intégrer tout cela dans mon travail en thérapie avec les gens, et je l’ai appelé «La Thérapie émotionnelle intuitive », parce que c’est intuitif et parce qu’on reconnecte avec ses émotions refoulées et ces traumas via l’enfant intérieur. On devient un père et une mère pour son enfant, et l’enfant rassuré devient notre guide.

Je peux déjà vous dire que j’écrirai très certainement un livre là-dessus, car c’est absolument crucial de comprendre aujourd’hui comment apprendre à intégrer toutes ces parties de soi pour retrouver notre complétude. C’est crucial de se responsabiliser par rapport à sa vie. Il n’y a pas de recette miracle, je le répète tout le temps avec les gens avec qui je travaille en thérapie. Je donne les clefs, je montre la voie, on travaille certains ancrages profonds des traumatismes ensemble et ensuite c’est à chacun de se prendre en main, ce qui passe par une pratique quotidienne. Mon but est de rendre les gens indépendants le plus vite possible et certainement pas dépendants de moi ou de quoi ce soit d’autre. Chacun a les clefs de son destin en main, personne ne pourra faire le travail à la place de quelqu’un d’autre. Le travail étant l’intégration de ces parts d’ombre et la construction de cette relation d’amour avec son enfant intérieur.

A chaque fois qu’on libère un traumatisme, on change littéralement son passé car on libère l’ancrage du trauma dans son corps émotionnel. Et ainsi on élève sa vibration. Beaucoup de gens veulent élever leur vibration à tout prix en utilisant toute sorte de techniques. Je peux vous le dire, le meilleur moyen d’élever sa vibration c’est de travailler ses parts d’ombre et l’amour de soi.

C’est un travail à la fois chamanique, quantique et transgénérationnel, car on part de l’enfant et on arrive à la lignée familiale et aux ancêtres et on contribue ainsi à libérer la lignée familiale, on met fin à la transmission des traumas. Ce n’est d’ailleurs pas rare qu’on ait la visite d’ancêtres qui ont besoin de guérison pendant la séance. Imaginez cela à l’échelle planétaire ! En faisant ce travail, on est en train de nettoyer et de libérer toutes les lignées, tous les traumas subis par les êtres humains sur cette planète.

A chaque fois qu’on libère un trauma et qu’on libère donc l’enfant intérieur dans son aspect le plus pur et le plus innocent, il y a une partie de notre identité, de notre égo qui meurt (d’où parfois de gros blocages et résistances). On retire au fur et à mesure les pierres du chemin qui mène à soi, à notre être véritable, à notre âme. Car l’enfant intérieur est l’aspect de l’âme le plus pur et le plus innocent. Un enfant est naturellement joyeux, spontané, créatif, inspiré car c’est notre âme qui s’exprime à travers lui.

Mais pour retrouver notre essence enfantine et divine, cela passe par l’intégration de ces blessures et de ces parts refoulées. Et ainsi nous retrouvons notre complétude, notre intégrité, et nous redevenons quelque part des enfants mais avec la sagesse et la maturité de quelqu’un qui prend la responsabilité de son destin.

Et je terminerai par une parole de Yeshua à ce sujet:


Sat Nam

Gabrielle Isis

www.gabrielleisis.com

Thérapie: www.suyipena.com

Stages: www.nature-angels.net

Si vous souhaitez reprendre cet article merci de le recopier dans son intégralité avec les images en citant l'auteur et le lien internet original.

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